Le Basque (F773)
Par Alain BENOIST, administrateur, & Guillaume BERTIN, secrétaire général de l’association du Mémorial des bunkers de Pignerolle.
Missions et faits d’armes
Du mois de janvier 1959 au mois de décembre 1961, Le Basque inaugure sa carrière en participant aux événements d’Afrique du nord.
Cette mission est interrompu en 1960 par le tremblement de terre d’AGADIR (Maroc). Envoyé pour sauver les survivants, il permet d’apporter de l’eau douce aux secouristes œuvrant à terre.
De 1973 à sa fin de service, il intègre le Groupe Naval d’essai de missiles (groupe M), groupe employé au profit du C E L (Centre d’Essais des Landes).
En juillet 1978 au large de TOULON il effectue des tirs de validation pour le missile antinavires à longue portée OTOMAT, couplé à une conduite de tir Clio.
Fin de carrière
La dernière cérémonie des couleurs a lieu le 27 décembre 1979.
Le Basque est coulé au large de TOULON par le sous-marin d’attaque conventionnel La Galatée (S646).
Fiche technique
| Type de navire | Escorteur rapide de type E52A (Classe Le Normand) |
|---|---|
| Mise en service | Baptisé le 17 juin 1953 Mis sur cale le 3 mai 1955 Lancé le 25 février 1956 Admis au service actif le 18 octobre 1957 et affecté au (Groupe d’Action Anti-Sous-Marine (GAASM) à TOULON |
| Dimensions (longueur/maître-bau) | 99,80 mètres/10,30 mètres |
| Propulsion | 4 moteurs diesel SEMT Pielstick PC12 ; 2 hélices ; Puissance max 20 000 CV |
| Vitesse maximale | 27 nœuds (50 kilomètres/heure) |
| Autonomie | 7500 nautiques (13 890 kilomètres) à 16 nœuds (29 kilomètres/heure). |
| Armement & détection | Armement 6 canons de 57mm modèle 1951 sous 3 tourelles 2 canons de 20mm Oerlikon 12 tubes lance-torpilles de 550 mm pour torpilles K2 puis L3 installés sur 4 plates-formes triples avec valises de recharge 1 lance-roquettes de 375 mm modèle 1954 Détection |
| Equipage | 9 officiers, 67 officiers-mariniers et 93 QMM et matelots |
| Chantier naval | Arsenal de LORIENT |
Sources
- Boulaire, A., & Forissier, P.-F. (2011). La Marine française : de la Royale de Richelieu aux missions d’aujourd’hui. Palantines.
- Dumas, R., & Magueur, B. (2023). Les escorteurs rapides (2e éd). Lela presse.
- Meyer, J., & Acerra, M. (1994). Histoire de la marine française : des origines à nos jours. Ed. Ouest-France.
- Monaque, R. (2016). Une histoire de la marine de guerre française. Perrin.
- Perchoc, M. (2009). Renaissance navale : les nouveaux navires de surface français. Marines Editions.
- Roche, J.-M. (2005). Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours. J.-M. Roche.
- Vergé-Franceschi, M., Kessler, J., & Acerra, M. (2002). Dictionnaire d’histoire maritime. R. Laffont.

